Katarina Bivald, « La bibliothèque des coeurs cabossés »


Cabossés blog

2 sur 10

Quand j’ai entendu parler de La bibliothèque des coeurs cabossés, je me suis dit qu’il était fait pour moi : une histoire de petite ville américaine avec de la solidarité, de l’humour, et surtout, une ode aux livres. Un roman dé-bor-dant d’amour pour les livres. J’ai commencé à tiquer quand j’ai lu le bandeau qui entoure l’objet : « Si vous avez aimé Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, VOUS ALLEZ ADORER ». La barre est d’emblée mise très haut. Beaucoup trop haut. Lire la suite

Chronique express : « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »

Présentation de l’éditeur

[Voici] la geste aérienne d’une donzelle hors norme: Providence Dupois, debout dès l’aube, flair de reine, six orteils au pied droit, factrice de profession et mère par instinct. Coincée en aérogare par la nuageuse colère d’un volcan islandais, Providence ne peut aller quérir-guérir au Maroc l’enfant malade qu’elle a adoptée: Zahera, fillette aux poumons embrumés (toujours des nuages) par la mucoviscidose. Elle tempête, trépigne et songe à l’enfant qu’elle a découverte, petite boule de charmants prodiges, lors d’une hospitalisation au Maroc. Quand soudain les dieux suscitent un génie : le maître 90, dit aussi Hué, pour qui vole qui veut, suffit d’ouvrir les bras, l’envol se prend comme un élan: hop ! Et Providence de voler, cap Maroc ! Mais si, en définitive, tout cela n’était que chimère à réacteurs, un conte odoriférant, une rêverie en altitude… Qui sait ?

5 sur 10

Mon avis

Si j’ai bien un peu souri en lisant les premières pages dont je trouvais l’humour moins lourd que dans l’opus précédent de l’auteur, j’ai malheureusement assez vite déchanté : au fil des pages, je trouvais l’humour de plus en plus lourd, et par conséquent, de moins en moins drôle.

Les passages sérieux ou tristes me plaisaient beaucoup, car je les ai trouvés écrits avec une très grande humanité, avec poésie et sensibilité. Ces moments étaient racontés avec une naïveté enfantine que j’ai pris un grand plaisir à lire. À défaut de la trouver vraiment émouvante, j’ai trouvé la fin touchante, et je suis contente d’avoir à nouveau esquissé un sourire en lisant les derniers mots du roman. J’ai donc beaucoup aimé tous les passages parlant de Zahera et des liens qu’elle noue avec Providence, mais hélas, je n’ai absolument rien aimé de l’histoire de cette factrice qui veut s’envoler. J’étais pourtant prête à accepter avec joie qu’un humain puisse voler à la seule force de ses bras, en bikini dans le ciel, pour autant que l’histoire me permette de m’envoler aussi. Mais tous les passages où il n’est question que de Providence, je les ai trouvés très, très lourds. De l’humour à la grosse louche sans subtilité, des blagues et des jeux de mots pas drôles, des personnages pas franchement attachants… Ce roman m’a fait penser à un gâteau raté : une bonne idée de base, mais une quantité de sucre mal dosé qui rend le tout écœurant.

Conclusion

Malgré quelques passages touchants, j’ai été déçue par ce roman. Je trouve Romain Puertolas bien plus talentueux dans le registre de la nostalgie enfantine que dans celui de l’humour pur, et j’espère un jour ressentir l’engouement que ses romans semblent susciter chez de nombreux lecteurs et lectrices !