Luca di Fulvio, « Le gang des rêves »

Rentrée littéraire 2016 Gang des rêves blogJ’ai rencontré Le gang des rêves dans une librairie que j’aime beaucoup fréquenter. Le livre au sommet de la pile portait une étiquette en forme de coeur, avec le prénom de la libraire qui le recommandait. J’ai trouvé la photo de couverture magnifique, mais la présentation au verso ne me suffisait pas. Un gros pavé de 700 pages, ça ne s’acquiert pas à la légère. J’ai la chance de pouvoir rencontrer Margaux, qui a consacré un moment de sa pause à m’expliquer pourquoi elle avait tant aimé ce livre. Aujourd’hui, c’est un peu son avis, que je vous livre. Parce que tout ce qu’elle m’a dit pour me convaincre de lire ce livre est vrai. Tout.

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Yvan Calbérac, « Venise n’est pas en Italie »

Venise blog10 sur 10J’ai mis du temps à oser m’acheter ce roman : déjà, parce que j’en ai déjà pas mal à lire et que franchement, en acheter un de plus, ce n’est pas raisonnable. Sauf qu’être raisonnable, je trouve ça très ennuyeux, et j’ai abandonné l’idée depuis quelques années. Ensuite, même si la quatrième de couverture le présente comme un subtil mélange de La vie devant soi (que j’ai beaucoup aimé) et le film, cultisme pour moi, « Little Miss Sunshine », j’avais très peur d’être déçue. Je l’ai pris, remis, je suis partie, revenue, ai hésité encore un peu, l’ai finalement acheté, puis dévoré en une nuit presque blanche et un morceau de journée. Et qu’est-ce que je l’ai aimée, cette pépite ! Même avec le recul, six semaines après l’avoir terminé, m’on avis n’a pas changé.
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Baptiste Beaulieu, « Alors voilà : Les 1001 vies des urgences »

Alors voilà10 sur 10

J’ai démarré ce livre en m’attendant à grignoter des chroniques drôles et légères sur le monde hospitalier. Après plusieurs lectures éprouvantes, je cherchais la facilité, la détente. J’ai eu la très jolie surprise de découvrir un livre bien plus profond que je ne pensais. Lire la suite

Chronique express : « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »

Présentation de l’éditeur

[Voici] la geste aérienne d’une donzelle hors norme: Providence Dupois, debout dès l’aube, flair de reine, six orteils au pied droit, factrice de profession et mère par instinct. Coincée en aérogare par la nuageuse colère d’un volcan islandais, Providence ne peut aller quérir-guérir au Maroc l’enfant malade qu’elle a adoptée: Zahera, fillette aux poumons embrumés (toujours des nuages) par la mucoviscidose. Elle tempête, trépigne et songe à l’enfant qu’elle a découverte, petite boule de charmants prodiges, lors d’une hospitalisation au Maroc. Quand soudain les dieux suscitent un génie : le maître 90, dit aussi Hué, pour qui vole qui veut, suffit d’ouvrir les bras, l’envol se prend comme un élan: hop ! Et Providence de voler, cap Maroc ! Mais si, en définitive, tout cela n’était que chimère à réacteurs, un conte odoriférant, une rêverie en altitude… Qui sait ?

5 sur 10

Mon avis

Si j’ai bien un peu souri en lisant les premières pages dont je trouvais l’humour moins lourd que dans l’opus précédent de l’auteur, j’ai malheureusement assez vite déchanté : au fil des pages, je trouvais l’humour de plus en plus lourd, et par conséquent, de moins en moins drôle.

Les passages sérieux ou tristes me plaisaient beaucoup, car je les ai trouvés écrits avec une très grande humanité, avec poésie et sensibilité. Ces moments étaient racontés avec une naïveté enfantine que j’ai pris un grand plaisir à lire. À défaut de la trouver vraiment émouvante, j’ai trouvé la fin touchante, et je suis contente d’avoir à nouveau esquissé un sourire en lisant les derniers mots du roman. J’ai donc beaucoup aimé tous les passages parlant de Zahera et des liens qu’elle noue avec Providence, mais hélas, je n’ai absolument rien aimé de l’histoire de cette factrice qui veut s’envoler. J’étais pourtant prête à accepter avec joie qu’un humain puisse voler à la seule force de ses bras, en bikini dans le ciel, pour autant que l’histoire me permette de m’envoler aussi. Mais tous les passages où il n’est question que de Providence, je les ai trouvés très, très lourds. De l’humour à la grosse louche sans subtilité, des blagues et des jeux de mots pas drôles, des personnages pas franchement attachants… Ce roman m’a fait penser à un gâteau raté : une bonne idée de base, mais une quantité de sucre mal dosé qui rend le tout écœurant.

Conclusion

Malgré quelques passages touchants, j’ai été déçue par ce roman. Je trouve Romain Puertolas bien plus talentueux dans le registre de la nostalgie enfantine que dans celui de l’humour pur, et j’espère un jour ressentir l’engouement que ses romans semblent susciter chez de nombreux lecteurs et lectrices !

Sophie Jomain, « Cherche jeune femme avisée »

Avisée blog7 sur 10

La romance est l’un des styles de livres qui m’attirent le moins. J’ai bien dit « romance », pas « histoire d’amour ». Vous savez, ces romans simples et populaires qui traitent de sujets (trop) sentimentaux et souvent (très) attendrissants? (Merci, Le Robert, pour les précisions sémantiques). La romance donc – terme qu’on nous sert à toutes les sauces sur la blogosphère pour désigner les romans d’amour quels qu’ils soient – est un style vers lequel je ne me serais jamais tournée si je n’avais entendu tant de bien de Cherche jeune femme avisée de Sophie Jomain. Ce livre correspond à toutes mes idées reçues quant à ce genre très populaire. Sauf une : il est bourré d’humour et ça m’a fait du bien ! Lire la suite