Leïla Slimani, « Chanson douce »

Chanson douceRentrée littéraire 2016

Ce  livre, je n’ai pas attendu d’en entendre parler dans les médias avant de le lire. Le titre m’a attirée, la quatrième de couverture encore plus.

 
envie

Extrait de la quatrième de couverture

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

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Luca di Fulvio, « Le gang des rêves »

Rentrée littéraire 2016 Gang des rêves blogJ’ai rencontré Le gang des rêves dans une librairie que j’aime beaucoup fréquenter. Le livre au sommet de la pile portait une étiquette en forme de coeur, avec le prénom de la libraire qui le recommandait. J’ai trouvé la photo de couverture magnifique, mais la présentation au verso ne me suffisait pas. Un gros pavé de 700 pages, ça ne s’acquiert pas à la légère. J’ai la chance de pouvoir rencontrer Margaux, qui a consacré un moment de sa pause à m’expliquer pourquoi elle avait tant aimé ce livre. Aujourd’hui, c’est un peu son avis, que je vous livre. Parce que tout ce qu’elle m’a dit pour me convaincre de lire ce livre est vrai. Tout.

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Joyce Maynard, « Long week-end »

Labor day blogToutes les découvertes littéraires ne sont pas toujours le fruit de hasards poétiques et merveilleux. J’avais envie de découvrir l’oeuvre de Joyce Maynard depuis longtemps, j’ai vu que ce livre enthousiasmait les lecteurs et lectrices. La photo de Kate Winslet sur la couverture de la version originale a fini de me convaincre. Si cette toute grande actrice est dans un film, le livre qui l’a inspiré ne peut être que bon. J’ai eu envie, et moi, je suis un peu comme Oscar Wilde (oui oui, rien que ça): « Je peux résister à tout. Sauf à la tentation. »8 sur 10 Lire la suite

Marie-Claude Vincent, « À demain, Lou »

Lou blog 9 sur 10
D’abord il y a eu Margot, chien fidèle parmi les fidèles. J’avais à peine deux ans et demi, et quand elle est partie, j’ai continué, un moment, à chercher sa présence réconfortante. Je devais avoir 9 ans quand ma grand-mère adoptive est morte. Plus jamais. J’avais une conscience aigüe de la mort, et pourtant, son caractère définitif m’échappait un peu. Je me surprenais à penser, un quart de seconde, qu’à la fin de plus jamais, quand-même, elle reviendrait. Un quart de seconde d’espoir avant de me dire « bah non, plus jamais, c’est plus jamais. » Je n’ai pas de soeur. Pas de soeur de famille qui soit la fille de mes parents, en tout cas. Je ne saurai jamais cette perte-là. Pourtant, quand j’ai entendu parler d’À demain, Lou, je n’ai pas hésité bien longtemps avant de me l’offrir et d’en commencer la lecture. J’avais envie d’un livre qui parle de chagrin, qui mêle l’innocence de l’enfance à sa lucidité, et au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas fini ma lecture, mais déjà, je peux vous dire que je ne me suis pas trompée. Lire la suite

Joyce Carol Oates, « Daddy Love »

Daddy love blogTrash. Puissante. Intense. Violente. Voici les mots qui me viennent à l’esprit quand je me demande à quoi peu bien ressembler la plume de Joyce Carol Oates, dont j’ai déjà beaucoup entendu parler, sans jamais oser la découvrir. Je pense qu’elle parle de mort, qu’elle analyse le mal qui sommeille et se réveille, et j’ai envie de lire ses romans mais ça me fait peu peur, aussi. Et puis je tombe sur la très belle chronique de La Fée Lit (ici), et je me dis que Daddy Love pourrait être la porte d’entrée de son univers… Lire la suite

Léonor de Récondo, « Amours »

Amours blog9 sur 10

Des mois. Cela fait des mois que je n’ai plus écrit une ligne ici. Il y en a eu, pourtant, des lectures dont j’ai envie de vous parler. Mais le travail, les corrections, la vie, la fatigue… m’ont éloignée d’ici. Il est des moments, pourtant, où un retour à l’essentiel devient vraiment nécessaire. J’ai trop besoin, envie de vous parler de ce livre, Amours. Je pars en voyage scolaire demain et ma valise n’est pas bouclée, mais faut qu’on parle. Maintenant. Faut qu’on parle d’Amours. Lire la suite

Valentine Goby, « Kinderzimmer »

Kinderzimmer

Il m’a fallu à peu près un an pour oser lire ce livre. Un an que je le voyais trôner sur les étalages des librairies, que j’entendais les avis dithyrambiques de la critique et du public. Mais les camps de concentration et moi, c’est une histoire compliquée. Dix ans à ne pas en dormir la nuit, à y penser nuit et jour, sans savoir pourquoi, alors vous vous imaginez que c’est une lecture que je ne pouvais démarrer sans être sure de moi. Le thème de ce roman, pourtant – des bébés qui, logés dans une pièce dans le camp de Ravensbrück avaient le droit de ne pas mourir – avait éveillé ma curiosité. J’ai donc fini par m’y plonger, tout doucement, mais je n’ai pas pu m’arrêter avant le dernier mot, et ce n’est que plusieurs semaines après en avoir terminé la lecture que je me sens enfin capable de vous en parler.10 sur 10 Lire la suite