Joyce Carol Oates, « Daddy Love »

Daddy love blogTrash. Puissante. Intense. Violente. Voici les mots qui me viennent à l’esprit quand je me demande à quoi peu bien ressembler la plume de Joyce Carol Oates, dont j’ai déjà beaucoup entendu parler, sans jamais oser la découvrir. Je pense qu’elle parle de mort, qu’elle analyse le mal qui sommeille et se réveille, et j’ai envie de lire ses romans mais ça me fait peu peur, aussi. Et puis je tombe sur la très belle chronique de La Fée Lit (ici), et je me dis que Daddy Love pourrait être la porte d’entrée de son univers… Lire la suite

Léonor de Récondo, « Amours »

Amours blog9 sur 10

Des mois. Cela fait des mois que je n’ai plus écrit une ligne ici. Il y en a eu, pourtant, des lectures dont j’ai envie de vous parler. Mais le travail, les corrections, la vie, la fatigue… m’ont éloignée d’ici. Il est des moments, pourtant, où un retour à l’essentiel devient vraiment nécessaire. J’ai trop besoin, envie de vous parler de ce livre, Amours. Je pars en voyage scolaire demain et ma valise n’est pas bouclée, mais faut qu’on parle. Maintenant. Faut qu’on parle d’Amours. Lire la suite

Valentine Goby, « Kinderzimmer »

Kinderzimmer

Il m’a fallu à peu près un an pour oser lire ce livre. Un an que je le voyais trôner sur les étalages des librairies, que j’entendais les avis dithyrambiques de la critique et du public. Mais les camps de concentration et moi, c’est une histoire compliquée. Dix ans à ne pas en dormir la nuit, à y penser nuit et jour, sans savoir pourquoi, alors vous vous imaginez que c’est une lecture que je ne pouvais démarrer sans être sure de moi. Le thème de ce roman, pourtant – des bébés qui, logés dans une pièce dans le camp de Ravensbrück avaient le droit de ne pas mourir – avait éveillé ma curiosité. J’ai donc fini par m’y plonger, tout doucement, mais je n’ai pas pu m’arrêter avant le dernier mot, et ce n’est que plusieurs semaines après en avoir terminé la lecture que je me sens enfin capable de vous en parler.10 sur 10 Lire la suite

Audrey Niffenegger, « Le temps n’est rien »

Time Travelers Wife8 sur 10

Ce livre dormait dans mes étagères depuis plusieurs années. Forte de ma résolution de lire mes livres en attente avant d’en acquérir de nouveaux, j’ai décidé qu’il était temps de découvrir ce roman. Je craignais un tout petit peu la mièvrerie typique à certains romans d’amour, mais je me suis lancée, avec envie et curiosité, et j’ai été enchantée de voir que ce livre n’est en rien une histoire à l’eau de rose. Lire la suite

Jojo Moyes, « After You »

After you blog6 sur 10

Il y a presque deux ans, je lisais Me Before You de Jojo Moyes, dont j’allais bientôt apprendre qu’il venait d’être publié en français, sous le titre Avant toi, par une maison d’édition spécialisée en romans à l’eau de rose et autres (sulfureuses?) histoires de vampires sexy. Je n’ai donc eu de cesse de recommander ce livre autour de moi, encourageant tout le monde à se promener dans les rayons « chick-lit » des librairies, et de dévorer ce roman tellement extraordinaire. Quand j’ai appris qu’une suite était sur le point de paraitre, je l’ai attendue avec une impatience que j’avais rarement ressentie auparavant en matière de sorties littéraires, et je l’ai bien entendu acquise dès sa parution. Voici mon billet sur cette suite écrite à la demande de lecteurs et lectrices conquis-es mais à mon avis pas indispensable.

Avis à ne pas lire si vous avez envie de découvrir Avant toi, dont je vous ai parlé ici

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Delphine de Vigan, « D’après une histoire vraie »

Histoire vraie

Présentation de l’éditeur

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais rencontrer. »
Dans ce roman, Delphine de Vigan raconte l’histoire d’une amitié. Séduction, dépression et trahison sont les trois temps de ce récit qui entraîne le lecteur dans les coulisses de la création, là où le doute, les apparences et les faux-semblants tendent un piège redoutable. Qui est le maître du jeu ?
« Tu sais parfois, je me demande s’il n’y a pas quelqu’un qui prend possession de toi. »

6 sur 10

Mon avis, en quelques mots

Après avoir été totalement hypnotisée par Rien ne s’oppose à la nuit, j’ai lu tous les romans publiés de Delphine de Vigan, et si l’électrochoc n’est plus revenu, j’adore néanmoins la grande sensibilité, la beauté et la fluidité de la plume de Delphine de Vigan. Quand j’ai entendu que son dernier livre ferait partie des 589 ouvrages de la rentrée littéraire, je n’ai pas tergiversé longtemps avant de l’acheter, bien que le thème principal – la manipulation psychologique – ne m’attire pas tellement.

C’est un avis en demi-teinte, que je vous livre ici. Je suis la première surprise, mais je n’ai pas grand chose à dire de ce roman.

D’un côté, j’ai beaucoup aimé les questions soulevées par le roman quant à la littérature, à la fiction, au processus d’écriture. Quelle est la place de la réalité dans la fiction? Où se situe la frontière entre vérité et réalité? Qu’est-ce qui émeut, qu’est-ce qui transporte les lecteurs et les lectrices? Ces questionnements étaient passionnants, mais je me suis souvent portée en faux quant au réponses. Si cela m’a confortée dans ma vision de la littérature, ces positionnements m’ont aussi régulièrement agacée (certainement, entre autres, parce qu’ils sont exprimés par L., qui est un personnage détestable). J’aurais aimé me sentir bien plus nourrie par ces réflexions.

J’ai beaucoup aimé la façon dont la narratrice raconte comment L. tisse sa toile autour d’elle, avec minutie, de façon lente et insidieuse. La tension augmente à mesure que les pages se tournent. Cependant, j’ai très vite deviné la fin, et je n’ai donc pas eu la surprise dont parlent les critiques, qui évoquent un twist final brillant et inattendu, et mon plaisir de lecture est retombé comme un soufflé.

En bref, j’ai, comme d’habitude, beaucoup aimé l’écriture parfaitement maîtrisée de Delphine de Vigan ainsi que les passages métafictionnels , mais l’intrigue ne m’a pas assez surprise à mon goût, et ce roman s’est, au final, avéré être une petite déception.

Roxana Robinson, « Jours toxiques »

Jours toxiquesMa présentation

Julia, artiste peintre et professeure d’art à l’université, se fait une joie à l’idée de rassembler, l’espace de quelques jours d’été, des membres de sa famille qu’elle n’a pas vus depuis longtemps. Mais lorsque Steven, son fils aîné, lui apprend qu’il soupçonne son petit frère Jack de se droguer à l’héroïne, le monde s’écroule autour d’elle. Après un moment d’incrédulité, Julia, terrorisée par cette addiction souvent mortelle, entreprend de rassembler la famille au grand complet afin de convaincre Jack d’intégrer un centre de désintoxication.

(Chronique brève)

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Nadia Hashimi, « La perle et la coquille »

La perle et la coquille Quand j’ai entendu parler de ce roman, considéré par Khaled Hosseini comme un « magnifique conte familial [qui] reflète à merveille les combats des femmes afghanes d’hier et d’aujourd’hui »,  je n’ai fait ni une ni deux, je me le suis procuré et en ai immédiatement démarré la lecture. Je l’ai dévoré mais suis ressortie frustrée de cette lecture par ailleurs encensée sur la blogosphère. Lire la suite

Yvan Calbérac, « Venise n’est pas en Italie »

Venise blog10 sur 10J’ai mis du temps à oser m’acheter ce roman : déjà, parce que j’en ai déjà pas mal à lire et que franchement, en acheter un de plus, ce n’est pas raisonnable. Sauf qu’être raisonnable, je trouve ça très ennuyeux, et j’ai abandonné l’idée depuis quelques années. Ensuite, même si la quatrième de couverture le présente comme un subtil mélange de La vie devant soi (que j’ai beaucoup aimé) et le film, cultisme pour moi, « Little Miss Sunshine », j’avais très peur d’être déçue. Je l’ai pris, remis, je suis partie, revenue, ai hésité encore un peu, l’ai finalement acheté, puis dévoré en une nuit presque blanche et un morceau de journée. Et qu’est-ce que je l’ai aimée, cette pépite ! Même avec le recul, six semaines après l’avoir terminé, m’on avis n’a pas changé.
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