Kristin Harmel, « L’heure indigo »

Indigo6 sur 10

Ma copinaute Myprettybooks a rédigé une magnifique chronique sur ce roman à la couverture enchanteresse. Après avoir lu son avis très enthousiaste, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de ce livre si prometteur…

envie

Présentation de l’éditeur

À Cape Cod, dans le Massachusetts, Hope s’affaire derrière les fourneaux de la pâtisserie familiale. Entre son travail, la rébellion de sa fille adolescente, son récent divorce et ses soucis financiers, elle frôle parfois le surmenage. Hope s’enfonce peu à peu dans la déprime et la résignation. Aussi, quand sa grand-mère Rose lui demande d’aller en France retrouver sa famille disparue pendant la guerre, Hope accepte sans hésiter. Décidée à reprendre sa vie en main, elle s’envole pour Paris en quête de ce passé dont elle ignore tout. Car le temps est compté : atteinte de la maladie d’Alzheimer, la mémoire de Rose faiblit. Pour tout indice, elle a donné à sa petite-fille une simple liste de noms et une adresse.

Mon avis

J’ai dévoré ce roman en deux jours. J’ai beaucoup aimé l’équilibre entre les problèmes familiaux de la protagoniste et sa recherche des origines de sa grand-mère. La deuxième guerre mondiale est abordée avec beaucoup de délicatesse et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire un roman sur la survivance. Rose a réussi à fuir et j’ai été très touchée par la solidarité l’amour inconditionnel des personnes qui l’entourent du début à la fin du roman.

Si l’intrigue est touchante et rondement menée, j’ai cependant trouvé le roman desservi par deux aspects essentiels : le style et les personnages. L’écriture est d’une pauvreté sans nom, et cela m’a réellement agacée. À de très nombreuses reprises, Hope « ne s’aperçoit pas qu’elle tremble » ou « ne s’aperçoit pas qu’elle oublie de respirer ». J’ai lu ce roman en version originale, et les phrases dites par des francophones sont bourrées de fautes de langue. Une intrigue si jolie aurait franchement mérité une écriture plus soignée et une relecture digne de ce nom.

Quant à la narratrice, Hope, je l’ai souvent trouvée affligeante. À à peine 36 ans, elle a la lassitude d’une femme épuisée par une longue vie, combinée à l’immaturité d’une adolescente à fleur de peau. Parce qu’un homme l’a trahie, elle décide qu’elle n’a besoin de personne et qu’aucun homme ne sera assez bien pour elle. Si ses défauts la rendaient touchante au début, je les ai trouvés de plus en plus désagréables au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture.

L’amour, enfin, le grand, le vrai, l’unique amour, qui occupe une place centrale dans le roman, le teinte malheureusement d’une couleur franchement guimauve. Un texte plus nuancé et parfois moins cliché aurait permis à l’intrigue de développer son plein potentiel. Ce qui m’a dérangée, ce ne sont pas les sentiments que les personnages nourrissent les uns pour les autres, bien au contraire. J’ai vraiment adoré cet amour inconditionnel qui ne s’émousse pas au fil du temps. Mais j’ai beaucoup moins aimé les commentaires et les questionnements qu’il suscite chez les protagonistes.

conclusion

En dépit d’un style d’écriture très pauvre et d’un message trop appuyé quant à la beauté de l’Amour avec un grand A, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman très touchant et rempli de tendresse et d’appétissantes recettes de pâtisseries !

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Une réflexion sur “Kristin Harmel, « L’heure indigo »

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