Christelle Dabos, « Les fiancés de l’hiver »

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Sur la blogo littéraire et Youtube, les mordus de littérature jeunesse sont unanimes : ce roman n’es pas une perle, c’est un bijou, et il FAUT, il FAUT le lire. Si je n’ai pas l’habitude de suivre les prescriptions pour être à la mode, voir l’enthousiasme sincère et les étoiles dans les yeux de ceux et celles qui en parlent avec tant de passion m’a donné très envie de découvrir ce roman. Je m’y suis donc plongée avec une grande curiosité !

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Présentation de l’éditeur

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon avis

Dès les premières pages, j’ai été totalement happée par ce roman. Chaque paragraphe offre son lot de découvertes car le livre se déroule dans l’univers totalement inconnu qu’a imaginé l’auteur. Rien n’est familier, tout est à découvrir, et c’était un réel plaisir pour moi de me laisser porter par l’intrigue sans savoir où elle me mènerait.

L’auteur a un style « jeunesse » très marqué et regorge d’idées plus inventives les unes que les autres. Je tiens à saluer la réelle qualité de l’écriture qui n’infantilise pas ses potentiels lecteurs et lectrices. En effet, ce texte plein d’humour est ciselée au cordeau et utilise un vocabulaire très élaboré.

Cette plume, à la fois riche et drôle, est au service d’une histoire très fluide. Le livre se lit facilement, et l’intrigue est d’une limpidité exemplaire en dépit de sa complexité et du nombre de personnages qui l’animent. En effet, Les fiancés d’hiver n’est que le premier tome d’une série qui en comptera visiblement quatre. Dans ce premier opus, Christelle Dabos prend donc tout son temps pour planter le décor et créer l’univers dans lequel va se dérouler l’histoire. Sans en dire trop. Si le prologue fait allusion à la colère d’un dieu qui aurait fait exploser le monde en morceaux, le reste du roman ne dévoile rien sur les circonstances qui ont anéanti le monde tel que nous le connaissons actuellement. Cette technique très efficace crée un véritable suspense, et je ne suis pas frustrée que ma curiosité n’ait pas été étanchée. J’ai découvert un univers particulier, et cela me suffisait.

La seule difficulté que j’ai rencontré en lisant ce roman, c’est justement l’univers dans lequel évoluent les personnages : tout n’est qu’illusion, la nature n’existe pas vraiment, les gens sont manipulateurs et la violence y règne en maître. Très souvent, je me suis sentie physiquement oppressée. Ce monde décadent et extravagant m’a fait penser à Alice au Pays des Merveilles et son univers où je me sens si mal. Cela a cependant créé une vraie empathie vis-à-vis d’Ophélie (oui, je ressens de l’empathie pour des personnages de fiction, et je n’ai aucune envie de me faire soigner!). Cette adolescente est déracinée contre sa volonté et propulsée dans cet univers… horrible ! L’atmosphère a donc été très pesante pour moi. Pourtant, c’est avec un grand plaisir que j’ai dévoré ce roman.

Si le monde créé par l’auteur m’était presque insupportable, la complexité de l’intrigue et des personnages m’ont tenue en haleine de bout en bout. L’exemple le plus frappant est le personnage de Thorn, le fiancé d’Ophélie, qui en dépit de son caractère franchement insupportable a une personnalité fascinante.  J’ai été de surprise en surprise en découvrant peu à peu des éléments de son passé qui permettent d’un peu mieux le comprendre. Et il va ainsi de presque chaque personnage. De vrais méchants, il y en a. Mais, loin des clichés que pourrait engendrer ce genre d’histoire, rares sont les personnages dont la personnalité est uniformément bonne ou mauvaise. Chacun, chacune a son histoire, son passé, ses qualités et ses défauts. Christelle Dabos les dépeint sans fard ni complaisance, permettant ainsi au lecteur de se faire sa propre opinion.

Ne sachant rien de plus qu’Ophélie quant au monde dans lequel elle est envoyée ni quant au rôle qu’elle aura peut-être à y jouer, j’ai vécu l’histoire au même rythme qu’elle, je me suis laissé emporter dans ce premier livre d’une saga très prometteuse, et j’ai hâte de lire la suite de ses aventures !

conclusion

Voici l’un des meilleurs romans jeunesse que j’aie lus ces dernières années. De par sa plume pleine d’humour et d’imagination, Christelle Dabos déroule une histoire qui se lit toute seule. Elle m’a entraînée dans un univers incroyable dont j’ai hâte de percer les mystères dès la parution du tome suivant.

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3 réflexions sur “Christelle Dabos, « Les fiancés de l’hiver »

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