Stephen King, « Joyland »

Joyland Blog

6 sur 10

Je n’avais encore jamais rien lu de Stephen King. Je suis une poule mouillée, je déteste tout ce qui fait trop peur, ne vais jamais voir de films d’horreur au cinéma, et à part quelques « Chair de poule » étant enfant, je n’ai jamais voulu ouvrir de livre qui risquait de trop m’angoisser. Quand j’ai reçu ce roman en version livre audio, j’étais un peu sceptique, mais j’avais cependant envie de découvrir Stephen King, et les commentaires enjoués sur ce roman expliquaient que l’intrigue policière n’en était pas le centre. C’est donc avec une réelle envie que j’ai commencé l’écoute.

Pour vous donner envie…

En 1973, suite à une peine de coeur et ayant besoin de se reconstruire, le jeune Devin Jones décide de mettre ses études universitaires entre parenthèses afin de travailler pendant un an dans le parc d’attraction où il vient de passer l’été comme saisonnier. Au détour de multiples rencontres, il apprend que des années auparavant, une jeune femme s’est fait assassiner dans le train fantôme, qui porte bien son nom car la défunte le hante toujours…

Mon ressenti

Le roman fleure bon la nostalgie, j’ai plongé très facilement dans l’atmosphère créée avec beaucoup de maestria par Stephen King. Il décrit avec une délectation évidente l’Amérique des années 70, la grandiloquence des forains, et l’ambiance, apparemment disparue, qui régnait dans les parcs d’attractions indépendants avant qu’ils ne fassent dévorer par Disneyland.

Les personnages sont bienveillants les uns avec les autres et dégagent beaucoup d’humanité : ils veillent les uns sur les autres et évoluent ensemble. Mais je les ai souvent trouvés caricaturaux et sans nuances. Ils auraient pu être bien plus travaillés. J’ai trouvé que plusieurs rencontres étaient inabouties et ne servaient pas vraiment l’histoire.

Quant au suspense, je l’ai trouvé très mal mené. Si le mystère m’a réellement intriguée, j’ai eu l’impression que son élucidation tombait du ciel, comme venue de nulle part, et n’avait absolument aucun sens.

Sans vouloir avoir la chair de poule à chaque page, je n’ai pas du tout trouvé le roman angoissant, d’autant moins qu’il est raconté à la première personne, ce qui, bien entendu, ne laisse que peu de suspense quant au sort du personnage principal.

Quelques mots sur la performance orale du lecteur.

Le roman est sensé être raconté par un vieux monsieur. Le narrateur, Aurélien Ringelheim a une voix très jeune, ce qui est très adapté dans tous les passages se déroulant en 1973 mais beaucoup moins quand le narrateur, âgé, fait des commentaires sur les évènements. Il lisait de manière passionnée et très expressive, mais j’ai été dérangée d’entendre en français ce roman américain où, justement, les Etats-Unis et leur ambiance ont une place si importante.

En bref…

Si j’ai bien aimé l’ambiance nostalgique et insouciante créée par Stephen King, c’est bien le seul intérêt que j’ai trouvé à ce roman gentillet et un peu trop pétri de bons sentiments à mon goût. L’intrigue policière semblait être simplement un prétexte à une exploration de souvenirs de jeunesse, et n’est donc pas traitée de manière intéressante.

Au final, ce roman m’a fait passer quelques heures sympathiques, mais je n’en garderai pas un souvenir inoubliable, et qu’il soit représentatif ou non du reste de l’oeuvre de son auteur, il ne me donne pas envie de creuser.

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