Rowan Coleman, « Avant de t’oublier »

Memory book

8 sur 10

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois d’Avant toi, ce si beau roman de Jojo Moyes, qui m’avait tant émue. Il a été publié en français aux éditions Milady. Alors même si 99% de ce qu’ils proposent ne m’intéresse pas, je suis toujours de près leurs nouvelles parutions, au cas où ils auraient la bonne idée de proposer un autre roman du même acabit. La présentation d’Avant de t’oublier m’a tout de suite attirée. Je l’ai donc très vite acquis en VO, impatiente de savoir s’il serait à la hauteur des mes attentes.

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Chronique express : Barbara Abel, « Derrière la haine »

Derrière la haine blog

Présentation de l’éditeur :

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David. Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge. Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côté à côte dans une harmonie parfaite. Jusqu’au jour du drame. Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

7 sur 10

Mon avis :

Voici un roman que j’ai dévoré en deux petites après-midi de lecture. L’auteure a su me plonger au cœur de l’intrigue dès les premières pages : une dispute éclate entre deux voisines, une dispute à l’ampleur mystérieuse au regard de la situation qui l’a provoquée. Retour en arrière. L’histoire démarre quelques mois plus tôt, et suit son cours jusqu’à cette scène qui servait d’ouverture au roman. Les pages se tournaient toutes seules : le roman est écrit dans une langue limpide, presque pauvre, mais l’intrigue m’a captivée et j’ai totalement fait fi de l’absence de style pour m’immerger totalement dans le roman. Je me suis immédiatement prise au jeu, me demandant quels étaient les desseins de chacun.

Barbara Abel décrit avec précision les pensées de chaque personnage : chaque idée est observée à la loupe avant d’être disséquée pour que les lecteurs et lectrices sachent exactement ce qui se passe dans la tête des protagonistes. J’aurais aimé une telle précision dans la personnalité de ceux-ci. Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux car leur personnalité n’est jamais décrite. Tous semblent agir mécaniquement, dépouillés de tout sentiment même à l’égard de leurs enfants ou de leur douce moitié. Chacun, chacune cherche le soutien de l’autre, son approbation, mais je n’ai vu aucune affection relier les protagonistes. J’ai trouvé ça dommage car cela aurait donné une plus grande intensité au roman, et en particulier à la fin, que j’ai trouvée trop rapide et pas très bien amenée.

Conclusion :

Malgré un dénouement décevant et une psychologie des personnages trop superficielle, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce petit roman. Ce n’est certainement pas de la grande littérature, mais Derrière la haine a su me captiver de la première à la dernière page, ce qui est la première chose que je demande à un roman policier.

Priscille Sibley, « Poussières d’étoiles »

Stardust blog

4 sur 10

J’ai déjà lu un ou deux romans dont la version française est publiée chez « Les Escales » et je n’ai pas encore été déçue. Forte de ma confiance dans les choix de cette maison d’édition, j’ai décidé de me laisser tenter par Poussières d’étoiles, un roman qui avait attiré mon regard grâce à une très jolie couverture et un résumé apéritif séduisant. Lire la suite

Angélique Barbérat, « Bertrand et Lola »

Bertrand blogIl y a environ un an, je me laissais emporter dans le tourbillon du précédent roman écrit par Angélique Barbérat : L’instant précis où les destins s’entremêlent est un roman très poignant sur la violence conjugale. L’histoire d’amour ne m’avait que moyennement convaincue mais j’avais été bouleversée par la maestria avec laquelle étaient décrits les mécanisme de la violence, de la peur…

J’ai attendu avec impatience la parution de Bertrand et Lola, non pas pour l’histoire d’amour mais parce que pensais qu’en toile de fond, le roman traitait de sujets actuels et intéressants (idée que j’avais eue parce que quelqu’un m’avait révélé un morceau de l’intrigue qui en fait est un tout petit détail dans l’histoire). J’espérais donc une lecture qui me pousserait à la réflexion, comme l’avait fait son précédent ouvrage…

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Ayana Mathis, « Les douze tribus d’Hattie »

Hattie blog

9 sur 10

J’ai découvert l’existence des Douze tribus d’Hattie en lisant les pages culture de Causette, un magasine féministe que j’affectionne particulièrement. Quand la rédactrice du blog Sur la route de Jostein a proposé sur un forum une lecture commune de ce roman, je me suis dit que décidément, le hasard me poussait à le découvrir. Je m’y suis donc mise avec curiosité, et je peux vous dire que je ne le regrette pas ! Lire la suite

Katarina Bivald, « La bibliothèque des coeurs cabossés »


Cabossés blog

2 sur 10

Quand j’ai entendu parler de La bibliothèque des coeurs cabossés, je me suis dit qu’il était fait pour moi : une histoire de petite ville américaine avec de la solidarité, de l’humour, et surtout, une ode aux livres. Un roman dé-bor-dant d’amour pour les livres. J’ai commencé à tiquer quand j’ai lu le bandeau qui entoure l’objet : « Si vous avez aimé Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, VOUS ALLEZ ADORER ». La barre est d’emblée mise très haut. Beaucoup trop haut. Lire la suite

Chronique express : « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »

Présentation de l’éditeur

[Voici] la geste aérienne d’une donzelle hors norme: Providence Dupois, debout dès l’aube, flair de reine, six orteils au pied droit, factrice de profession et mère par instinct. Coincée en aérogare par la nuageuse colère d’un volcan islandais, Providence ne peut aller quérir-guérir au Maroc l’enfant malade qu’elle a adoptée: Zahera, fillette aux poumons embrumés (toujours des nuages) par la mucoviscidose. Elle tempête, trépigne et songe à l’enfant qu’elle a découverte, petite boule de charmants prodiges, lors d’une hospitalisation au Maroc. Quand soudain les dieux suscitent un génie : le maître 90, dit aussi Hué, pour qui vole qui veut, suffit d’ouvrir les bras, l’envol se prend comme un élan: hop ! Et Providence de voler, cap Maroc ! Mais si, en définitive, tout cela n’était que chimère à réacteurs, un conte odoriférant, une rêverie en altitude… Qui sait ?

5 sur 10

Mon avis

Si j’ai bien un peu souri en lisant les premières pages dont je trouvais l’humour moins lourd que dans l’opus précédent de l’auteur, j’ai malheureusement assez vite déchanté : au fil des pages, je trouvais l’humour de plus en plus lourd, et par conséquent, de moins en moins drôle.

Les passages sérieux ou tristes me plaisaient beaucoup, car je les ai trouvés écrits avec une très grande humanité, avec poésie et sensibilité. Ces moments étaient racontés avec une naïveté enfantine que j’ai pris un grand plaisir à lire. À défaut de la trouver vraiment émouvante, j’ai trouvé la fin touchante, et je suis contente d’avoir à nouveau esquissé un sourire en lisant les derniers mots du roman. J’ai donc beaucoup aimé tous les passages parlant de Zahera et des liens qu’elle noue avec Providence, mais hélas, je n’ai absolument rien aimé de l’histoire de cette factrice qui veut s’envoler. J’étais pourtant prête à accepter avec joie qu’un humain puisse voler à la seule force de ses bras, en bikini dans le ciel, pour autant que l’histoire me permette de m’envoler aussi. Mais tous les passages où il n’est question que de Providence, je les ai trouvés très, très lourds. De l’humour à la grosse louche sans subtilité, des blagues et des jeux de mots pas drôles, des personnages pas franchement attachants… Ce roman m’a fait penser à un gâteau raté : une bonne idée de base, mais une quantité de sucre mal dosé qui rend le tout écœurant.

Conclusion

Malgré quelques passages touchants, j’ai été déçue par ce roman. Je trouve Romain Puertolas bien plus talentueux dans le registre de la nostalgie enfantine que dans celui de l’humour pur, et j’espère un jour ressentir l’engouement que ses romans semblent susciter chez de nombreux lecteurs et lectrices !

Sophie Jomain, « Cherche jeune femme avisée »

Avisée blog7 sur 10

La romance est l’un des styles de livres qui m’attirent le moins. J’ai bien dit « romance », pas « histoire d’amour ». Vous savez, ces romans simples et populaires qui traitent de sujets (trop) sentimentaux et souvent (très) attendrissants? (Merci, Le Robert, pour les précisions sémantiques). La romance donc – terme qu’on nous sert à toutes les sauces sur la blogosphère pour désigner les romans d’amour quels qu’ils soient – est un style vers lequel je ne me serais jamais tournée si je n’avais entendu tant de bien de Cherche jeune femme avisée de Sophie Jomain. Ce livre correspond à toutes mes idées reçues quant à ce genre très populaire. Sauf une : il est bourré d’humour et ça m’a fait du bien ! Lire la suite

Paola Predicatori, « Mon hiver à Zéroland »

 

Zéroland blog

10 sur 10

Quand j’ai vu la couverture de Mon hiver à Zéroland, j’ai été à la fois intriguée et attirée. La présentation de l’éditeur me faisait envie et « Les escales » est une maison d’édition que j’ai de plus envie de découvrir. Je n’ai pas hésité longtemps avant de me l’offrir et autant vous le dire tout de suite : je n’ai aucun regret !
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