
J’ai mis du temps à oser m’acheter ce roman : déjà, parce que j’en ai déjà pas mal à lire et que franchement, en acheter un de plus, ce n’est pas raisonnable. Sauf qu’être raisonnable, je trouve ça très ennuyeux, et j’ai abandonné l’idée depuis quelques années. Ensuite, même si la quatrième de couverture le présente comme un subtil mélange de La vie devant soi (que j’ai beaucoup aimé) et le film, cultisme pour moi, « Little Miss Sunshine », j’avais très peur d’être déçue. Je l’ai pris, remis, je suis partie, revenue, ai hésité encore un peu, l’ai finalement acheté, puis dévoré en une nuit presque blanche et un morceau de journée. Et qu’est-ce que je l’ai aimée, cette pépite ! Même avec le recul, six semaines après l’avoir terminé, m’on avis n’a pas changé.
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Claudie Gallay, « Les années cerises »
Il y a deux ans, Seule Venise m’a beaucoup touchée grâce à la douceur et à la mélancolie qui se dégageaient de la plume de Claudie Gallay. Quand je suis tombée sur Les années cerises, je suis immédiatement tombée sous le charme de ce titre qui évoque pour moi « le temps des cerises », des années d’insouciances, à la fois folles et pleines d’espoir. J’ai trouvé la présentation de l’éditeur magnifique, et je me suis jetée sur ce tout petit roman.
Maylis de Kerangal, « Réparer les vivants »
J’aime bien les livres qui parlent de corps. Je veux pas dire la littérature érotique. Enfin, peut-être que j’aime, je sais pas. J’ai jamais essayé (sauf Fifty Shades of Grey qui est une sacrée fiente). J’aime bien les corps, en fait. J’aime bien choisir un corps, et me rappeler son odeur, son goût, sa douceur, ses rugosités. Alors les livres qui parlent de la peau, qui parlent d’humanité et d’émotions à travers la chair, ça me touche. La première fois, c’était avec Avoir un corps, de Brigitte Giraud, que j’ai lu il y a presque deux ans et que j’ai adoré.
Réparer les vivants, j’ai eu envie de le lire grâce à la très belle chronique vidéo (à partir de 4’20) réalisée par Le Rouquin Bouquine. Je me suis donc lancée et ai été éblouie dès les premiers mots. Oui, éblouie. Et ce qui est trop bien, c’est que ça a duré jusqu’à la fin. Lire la suite
« Je vais être en retard, je vais être en retard ! » disait un célèbre lapin blanc.
Au début de l’été, j’ai pris du temps pour lire beaucoup parce que j’en avais grand besoin. Et puis je suis partie au Pérou et en Bolivie. Là aussi, j’ai lu beaucoup, parce que le décalage horaire et quelques longs trajets m’ont gardée éveillée plusieurs heures. Enfin, là-bas, j’ai surtout voyagé. Dans le monde, dans mon corps, dans ma tête. J’ai rencontré des gens, je me suis construit des souvenirs, j’ai habité des paysages, j’ai réalisé des rêves que je ne pensais pas avoir. J’ai pleuré face à la beauté d’un paysage qui m’a tellement bouleversée que le langage ne me permettait pas de l’exprimer. Oui, moi. J’ai été à court de mots et j’ai pleuré. Moi qui ne pleure que quand je suis très en colère ou très triste. Ou, apparemment, aussi quand je suis très, très, très émue.
Alors vous imaginez que malgré l’envie de partager avec vous des lectures magnifiques, il m’a fallu du temps, de retour de ce voyage, pour être à nouveau capable de parler, de réfléchir à autre chose qu’à cette expérience. Mais écrire me manque, et j’ai envie de vous faire savoir que le blog est toujours bien vivant.
13 livres lus depuis le dernier chroniqué. J’ai potentiellement 11 billets de retard.
Je me plais à croire, souvent, que je suis Wonder Woman. Mais en vrai, pas du tout. Je ne rédigerai pas ces 13 chroniques. Mais j’ai envie de vous parler de presque chacun de ces livres. Cela prendra du temps, mes billets ne seront peut-être pas toujours aussi creusés que d’habitude, mais le blog revient à la vie, doucement. Et surtout avec beaucoup de plaisir.
En attendant ma prochaine chronique (commencée il y a bien longtemps et presque terminée), voici un florilège de ce dont je vais vous parler dans les prochains jours.
À bientôt !
Anne-Dauphine Julliand, « Deux petits pas sur le sable mouillé »
Je n’avais entendu que du bien de ce douloureux récit écrit par une mère ayant du surmonter le décès de sa très jeune fille malade. Eh bien, je n’ai pas du tout apprécié ce livre et, étonnement, ce n’est pas son thème qui m’a été le plus désagréable, mais bien la manière dont il est abordé. Lire la suite
Camille Anseaume, « Un tout petit rien »
Adolescente, je me suis projetée dans tout un tas de métiers. L’une des envies qui m’a le plus marquée, était de devenir sage-femme. Vous vous doutez, alors, qu’un roman qui parle peut-être de grossesse, ou peut-être d’avortement (je ne savais pas, au début du livre) ne pouvait que me faire envie. Je n’ai donc pas boudé mon plaisir et me le suis joyeusement laissé offrir lors de sa sortie en format poche, grâce à un partenariat avec un forum de lecture auquel je participe.
Baptiste Beaulieu, « Alors voilà : Les 1001 vies des urgences »
J’ai démarré ce livre en m’attendant à grignoter des chroniques drôles et légères sur le monde hospitalier. Après plusieurs lectures éprouvantes, je cherchais la facilité, la détente. J’ai eu la très jolie surprise de découvrir un livre bien plus profond que je ne pensais. Lire la suite
Delphine Bertholon, « Les corps inutiles »
J’ai découvert Delphine Bertholon il y a deux ans, en lisant L’effet larsen, un roman maladroit mais touchant, qui aborde la folie d’une mère à travers les yeux de sa fille adolescente. Je n’ai pas eu de flash, je n’ai pas vu la lumière en lisant ce livre, mais j’y ai perçu une telle sensibilité que j’ai eu envie de découvrir d’autres oeuvres de cette auteur, sans pour autant franchir le pas. Jusqu’au jour où j’ai entendu parler de son dernier roman.
Les corps inutiles fait partie de ces romans dont je sais que la lecture ne sera pas aisée. Le sujet qu’il aborde est délicat mais sa lecture m’est nécessaire. Je me suis lancée dans ce livre avec un mélange d’angoisse et d’espoir. Et j’en suis ressortie changée.
Cheryl Strayed, « Wild »
À 15 ans, je n’avais jamais quitté l’Europe mais je ressentais déjà un profond besoin de voyager. Quand, dix ans plus tard, mes envies se sont concrétisées, j’ai compris, petit à petit, à quel point la marche et la découverte d’une kyrielle d’ailleurs allaient jouer un rôle fondamental dans mon évolution personnelle. C’est donc tout naturellement que je me suis offert Wild, le récit d’un projet fou : à 26 ans, Cheryl Strayed décide de mettre de l’ordre dans sa vie dissolue en traversant le Pacific Crest Trail, un immense sentier de randonnée aux États-Unis. Je me suis plongée dans ce livre en espérant y trouver d’autres mots que les miens, qui réussissent à exprimer l’importance du voyage. Lire la suite
Delphine de Vigan, « Un soir de décembre »
J’ai découvert Delphine de Vigan il y a deux ans, quand j’ai dévoré Rien ne s’oppose à la nuit. Cette lecture m’a bouleversée, j’ai ressenti comme un électrochoc. Depuis, je lis tout ce qu’elle a déjà publié. Avec une admiration sans cesse renouvelée.
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